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No to the decline in the EU and CAP budget

Gérard Choplin, European Coordination Via Campesina. Brussels, November 19th, 2012

Friday 23 November 2012, by Carlos San Juan


No to the decline in the EU and CAP budget The European Coordination Via Campesina calls on the EU not to endorse the proposal of the President of the European Council H. Van Rompuy. A true capping of direct payments is more necessary than ever. Market regulation would be less expensive than the deregulated CAP that is proposed. Downloadable VERSIONS OF THE BUDGET IN ENGLISH AND FRENCH AT THE BOTTON

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PRESS RELEASE Brussels, November 19th, 2012

On the eve of a major EU summit on its financial perspectives 2014-2020, ECVC notes European Union deprives the citizens of real perspectives for a mutually supportive and sustainable Europe. It is not by lowering an already low budget that the EU will be able to face present challenges. Van Rompuy’s proposal reduces the CAP budget of 6% for the 1st pillar and 9% for the 2nd pillar[1]. The EU must not only size up its very serious financial, economic, social, and ecological situation, but also learn from to choose the right solutions. Now the origin of the financial crisis has been linked, from 1971, with the abandonment of the financial regulation tools put in place after the last great depression. It is the same for agricultural markets, where the deregulation orchestrated by the WTO rules at the end of last century has led to price volatility, destructive for farms, and to speculation that feeds on. First to learn from is that regulation is much less expensive to the EU budget than deregulation. For example, milk quotas - to improve – does not cost anything to the EU taxpayers, while price volatility linked with income insurance, as it is proposed in the CAP reform, is expensive - see the US Farm Bill in recent years. Prevention with regulation is better than cure with insurance. Second to learn from is that the priority given to international competition, to production at the lowest cost to export on a deregulated global market, has been expensive for taxpayers. The implementation of direct payments from 1992 has been more expensive for the EU budget that would have been a regulated CAP, with European farm prices allowing farmers to live from their production[2]. Third to learn from is that if the EU wants to maintain an important CAP budget, this one must be legitimate in the eyes of the taxpayers. However, despite the opinion of the EU Court of Auditors, the distribution of direct payments between farms and between Member States is too uneven, even in the reform proposal. Without a true capping and a great degression of direct payments, the CAP will continue to finance mainly the large farms. With more than 25 million unemployed persons in the EU, it is legitimate to fund and maintain a large number of sustainable family farms. The CAP should give priority to a sustainable family farming producing for local/regional market, with a wealth of jobs, diversity and landscapes. If the EU puts solidarity and territorial cohesion ahead of the dogma of international competitiveness, then it may do much better with the same budget. COMMUNIQUE DE PRESSE Bruxelles, 19 novembre 2012

Non à la baisse du budget de l’UE et du budget de la PAC La Coordination Européenne Via Campesina demande à l’UE de ne pas entériner la proposition du Président du Conseil européen Van Rompuy. Un vrai plafonnement des paiements directs est plus nécessaire que jamais La régulation des marchés coûterait moins cher que la PAC dérégulée proposée.

A la veille d’un sommet important de l’Union européenne sur ses perspectives financières 2014-2020, ECVC constate que l’UE prive les citoyens de réelles perspectives pour une Europe solidaire et durable. Ce n’est pas en baissant un budget déjà trop bas que l’UE va pouvoir faire face aux défis auxquels elle est confrontée. La proposition de Van Rompuy diminue le budget du 1er pilier PAC de 6% et celui du 2e pilier de 9%[1]. L’UE doit non seulement prendre la mesure de la très grave situation financière, économique, sociale et écologique dans laquelle elle se trouve, mais aussi en tirer les leçons pour choisir les bonnes solutions. Or l’origine de la crise financière est liée à l’abandon, à partir de 1971, des outils de régulation financiers mis en place après la dernière crise de 1929. Il en est de même pour les marchés agricoles, où la dérégulation orchestrée sous les auspices de l’OMC à la fin du siècle dernier a conduit à une volatilité des prix destructrice pour les exploitations agricoles, et conduit à la spéculation qui s’en nourrit. La première leçon à tirer est que la régulation coûte beaucoup moins cher au budget UE que la dérégulation. Par exemple, les quotas laitiers -à améliorer- ne coûtent rien aux contribuables de l’UE, alors que la volatilité des cours associée à des assurances-revenu proposées dans la réforme PAC coûte cher, comme l’a montré aux USA le Farm Bill des dernières années. Il vaut mieux prévenir par la régulation que guérir par des assurances. La deuxième leçon est que la priorité donnée à la compétition internationale, à la production au moindre coût pour exporter sur un marché mondial dérégulé, a coûté cher aux contribuables. La mise en place des paiements directs depuis 1992 coûte plus cher pour le budget UE que ne l’aurait fait une PAC régulée avec des prix agricoles européens permettant aux agriculteurs de vivre de leur production[2]. La troisième leçon est que si l’on veut maintenir un budget PAC important, celui-ci doit être légitime aux yeux des contribuables. Or, malgré les avis répétés de la Cour des comptes de l’UE, la répartition des paiements directs entre exploitations et entre Etats membres est trop inégale, y compris dans la proposition de réforme. Sans plafonnement sérieux et sans une forte dégressivité des paiements directs, la PAC continuera à financer surtout les grandes exploitations. Dans une UE avec plus de 25 millions de chômeurs, il est plus légitime de financer et maintenir un grand nombre d’exploitations paysannes. La PAC doit donner la priorité à une agriculture paysanne de proximité, riche d’emplois, de diversité et de paysages. Si l’UE fait passer la solidarité et la cohésion territoriale avant le dogme de la compétitivité internationale, alors elle pourra faire beaucoup mieux avec le même budget.

Contacts : Geneviève Savigny + 33 625551687, Javier Sanchez +34 609 35 93 80, Hanny Van Geel +31 613 903 434 Isabel Vilalba +34608905444 Gérard Choplin + 32473257378


Gérard Choplin European Coordination Via Campesina Coordination Européenne Via Campesina rue de la Sablonnière 18- 1000 Bruxelles - metro: Botanique tel: + 32 (0)2 2173112 mobile: +32 (0)473257378 gerard.choplin@eurovia.org skype: gchoplin www.eurovia.org


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